Le Drift Masters Grand Prix. Le championnat d’Europe de Drift de référence dans le monde. Avec ses tracés plus techniques et rapides les uns que les autres et ses 45 guerriers prêts à tout pour gagner. C’est dans cette épreuve à travers les pays du vieux continent que j’ai décidé de me lancer avec mon équipe et la GT86 en 2019.

3 manches se sont déjà déroulées, il est temps de faire un premier bilan sur cette première moitié de saison au Drift Masters.

Round 1 : Greinbach - Autriche

Perdu au milieu des forêts et des montagnes, le circuit de Greinbach est atypique. Connu pour sa technicité et ses changements de vitesse importants, c’est avec l’état d’esprit de tout donner que nous arrivions sur le circuit. Le tracé se compose d’un grand gauche à fond, puis des virages lents à gauche et à droite et full gaz pour un gauche sur une bosse. Ce tracé était clairement à l’avantage des voitures rapides et disposant de beaucoup de grip.

L’objectif en participant à ce premier round était de mesurer le niveau de mes adversaires et de me qualifier en top 32. Je réussis cette mission en me positionnant 17e, derrière un certain Duane Mckeever que j’allais affronter en top 32. Malheureusement, je n’arrive pas à rester dans la portière de la fusée irlandaise, équipée d’une Nissan 180SX, et m’incline après avoir tout tenté pour gagner de précieux points.

L’objectif principal du week-end étant rempli, le top 32 n’était que du bonus et j’ai pu me frotter aux ténors de la catégorie tout en m’amusant à fond !

Round 2 : Croix-en-Ternois - France

Double épreuve en France avec le Drift Masters et le CFD, un très gros week-end nous attendait. Changement de tracé par rapport à l’an dernier, nous nous voyons indiquer au briefing que pour gagner un maximum de point, chaque pilote doit être pied au plancher sur 95% du tracé. Autant dire que les pilotes rapides allaient s’amuser et les plus lents allaient devoir gérer au mieux.

Deux nouveaux concurrents faisaient leur apparition sur le championnat, tandis que 4 pilotes français entraient en wild card dans la compétition. L'objectif, encore une fois, était de se qualifier et de donner le meilleur de moi-même. Je termine 22e et tombe sur Martin Richards en top 32.

Après avoir somnoler en pré-grille du top 32 pour reprendre des forces, c’est avec la gnaque que je m’élance dans la bataille. Encore une fois, je m’amuse comme un fou, mais je n’arrive pas à entrer dans le rythme et je m’incline face à l’Anglais, à charge de revanche.

Round 3 : Płock - Pologne

Le stadium de Płock, épreuve phare du Drift Masters depuis des années pour sa vitesse, sa technicité et … ses murs qui servent de clip ! Cette manche permet réellement de dévoiler tout le potentiel d’un pilote et d’une voiture : c’est Go Hard or Go Home !

Stade de foot converti en tracé de Drift pour un week-end, le lieu est incroyable. Après quelques passages en training pour jauger la piste, je m’élance dans mes runs de qualification le couteau entre les dents pour décrocher une place dans le top 32.

J’obtiens 63 points avec mon meilleur run, ce qui me place dans le milieu de peloton avant le passage des autres concurrents. Au fur et à mesure, je vois ma position descendre au classement et je commence un peu à stresser. Les qualifications se terminent et mon classement se fige au 31e rang. Je souffle de joie pour faire descendre la pression et découvre mon adversaire en top 32 : James Deane, quel honneur !

Avec “The machine” en face de moi, je sais que passer en top 16 sera presque impossible, alors je ne me mets pas la pression, je me dis juste que je vais m’amuser contre un des meilleurs pilotes de Drift au monde, ici à Płock, entre les murs du stade et les 15 000 personnes venues assister à la compétition.

Sans trop de suspens, je me fais éliminer en top 32, mais quels runs ! J’ai profité de cet instant de bout en bout et je ressors du stade avec le sourire. La soirée se termine en regardant ce spectacle grandiose avec mon équipe dans les gradins.

Si je reviens sur ces 3 premières manches, nous avons vécu une véritable aventure à travers l’Europe. J’ai rencontré de nombreuses personnes qui m’ont aidé et soutenu sur les circuits ou en dehors pour remettre la voiture en état. En Hongrie, en France, en Lituanie, en Autriche ou encore en Italie, cette saison se déroule comme un voyage initiatique dans le Drift international et je m’amuse comme un fou. Merci à vous tous de nous suivre et de nous supporter sur place et à travers les réseaux sociaux ! Je promets de donner le meilleur de moi-même pour le reste de la saison et je continuerai à pousser à fond pour décrocher les meilleurs résultats possibles !

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